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Nous avons tous des souvenirs chacun les exprimes comme il peut

1 réponse · 83 vues Avatar de Habibti47 Avatar de Surcouf 2 participants

#1
les souvenirs d'enfance

Je me souviens des temps passés
Ou l’on jouait dans les forêts et dans les blés
Du printemps et des pousses de primevères
Des jours de neige, du froid de grands hivers
De l’odeur au coin du feu, des châtaignes grillées
De tout ces temps qui étaient ceux de l’insouciance
Qui font nos souvenirs d’enfance.

La récréation rythmée par les chants d’écoliers
La cloche de l’église et les bruits des débats du café
Nous buvions directement l’eau du ruisseau
Le vol d’hirondelles dans les nuages, c’était beau
Le temps dansait sur nous et nous le laissions filer
A dix ans le monde était le temps de l’innocence
Celui de mes souvenirs d’enfance.

On écrivait nos rêves de l’an deux mille, dans nos cahiers
Des poèmes d’enfants à l’encre bleu et aux doigts tachés
On chantait « aller les verts » dans les bals populaires
On roulait des mécaniques, juste pour se donner un air
Dans nos petits villages entre voisins c’était la solidarité
Le monde ailleurs, n’avait pour nous pas d’importance
Je construisais mes souvenirs d’enfance.

Et puis, j’ai grandi et autour de moi le monde a changé
Il n’y a plus d’enfants ni de cailles dans les champs de blé
Les talus ont été rasé et les arbres remplacés par des grands mats
L’an deux mille est déjà loin, que je ne m’en souviens pas
Je ne boirais plus l’eau du ruisseau, les hommes l’on souillée
Au nom d’une doctrine ils ont montré leur incompétence
Je ne l’avais pas imaginé dans mes souvenirs d’enfance.

Dernièrement dans mon village un jour de pluie je suis repassé
L’école est vide et ne résonne plus des cris d’écoliers
Le bourg est désert, il n’y a plus aucuns habitants
Le froid pour toujours s’est installé maintenant
Plus de café , ni de mairie et le clocher s’est effondré
Ça me fait beaucoup de peine quand j’y pense
Je préfère rester sur mes souvenirs d’enfance.

Dans mon village de mon enfance un mur n’est pas tombé
Derrière lui pousse des primevères en hiver et aussi en été
Cette petite fleur du printemps que j’aimais tant
C’est l’endroit ou dorment pour toujours mes parents
C’est triste cette réalité et de voir son village déserté
Loin de la vie, loin de moi et de nos croyances
C’est aussi le cimetière de nos souvenirs d’enfance.

Mes endroits où j’ai grandi, Lydie je voulais te les partager
L’école de mon enfance, la grande place et t’offrir un café
Je pensais qu’à la fin de mon existence il me resterait toi
Mes souvenirs d’enfance, je me cache sans doute, derrière tout ça
Rien ne va plus, Il fait chaud en hiver, et j’ai froid en été
Je marche maintenant seul dans le silence et l’indifférence
Manquerait plus qu’on me vole mes souvenirs d’enfance.

Quand j’y pense, je pleure maintenant …
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