023 Les saisons
A l ‘aube d’un dimanche matin,
En bordure d’un petit chemin,
On voit la silhouette des hommes,
Nous sommes déjà en automne !
La brume s’envole, il est neuf heures,
C’est un groupe de frêles chasseurs.
La dernière récolte de mais est rentrée,
Les jours sont de plus en plus pressés.
La forêt, elle, regorge de champignons,
Les animaux font leurs provisions.
Près du ruisseau sous le châtaigner,
Des enfants sont très occupés.
Ramassant sans trop se piquer,
Les belles châtaignes tombées.
Un de ces soirs autour du feu,
Ils seront sûrement nombreux,
Afin de se régaler et de déguster,
Celles que le pépé aura grillées.
Le soleil, mon vieux complice,
Se joue du temps avec malice.
Il fait sa coure a dame l’hiver,
Et les jours perdent leur lumière.
Mais voici venir la fin de l’année,
L’hiver est fier et bien nommée.
Et tout le monde semble attendre,
Les jours fériés de fin décembre.
Les familles vont enfin se réunir,
Le père noël sans doute va venir.
De grands repas et des festivités,
Et les enfants les yeux émerveillés,
Devant les présents et les cadeaux,
Oh mon dieu, y il a rien de plus beau !
Le trente et un ce sera le réveillon,
Champagne, paillettes et cotillons,
Et sur les douze coups de minuit,
On échangera des vœux à l’infini.
Ça y est la voici la nouvelle année,
Ou on espère que ça va changer.
Un nouvel an, beaucoup d’ambition,
Mais aussi de grandes désillusions !
Les hommes de neige se dressent,
Et lui, il les fait fondre avec diablesse,
Le soleil mon éternel vieux complice,
Se joue des enfants avec trop de malice.
Sur la route, la pluie et le verglas,
Nous accompagne quelques fois,
Il arrive même d’aller au fossé,
Sur ces plaques on peut déraper.
Arrivé à la fête de la chandeleur,
Les jours on gagné deux heures.
Dans les maisons de ma belle région,
Les enfants regardent avec passion,
Tourner toutes les crêpes de froment,
Que prépare affectueusement leur maman.
A la mi-mars, c’est le premier rendez vous,
Le printemps nouveau se présente enfin à nous.
Près du ruisseau renaissent les primevères,
C’est petite fleur jaune que je préfère,
Et qui me rappel que quand j’étais enfant,
J’allais en cueillir pour ma petite maman.
Quelques giboulées de grêle en avril,
Le soleil ce fainéant est bien si fébrile.
Dame hiver tire enfin sa révérence,
En lui offrant sa toute dernière danse.
On connaît alors les premières chaleurs,
Les enfants heureux chantent en cœur.
Les beaux jours, eux sont enfin arrivés,
Des premiers amours d’écolier sont nés,
Des chagrins eux viendrons plus tard,
Quand fin juin on rentre le tableau noir !
Le soleil ce vieux fidèle complice,
Nous chauffe le cuir avec délice,
Et plus rien ne semble arrêter,
La course folle de la saison reine, l’été.
Les grandes vacances enfin arrivent,
Avec elle, la légèreté, et tant de sourires.
De jeunes couples avec joie vont profiter,
De cette chaude période pour se marier.
Dans les villages et leurs petites églises,
Leur bonheur partagé sera de mise.
Il y aura aussi inévitablement des drames,
Les amours de vacance finissent souvent en larme !
Puis viendra trop vite la fin des moisons,
Les enfants en feront une chanson
Le soleil ce satané vieux complice,
Jouera sa partition avec plus de vice.
Il se moquera impunément des gens,
Qui finiront par le détester sur le moment.
Vexé, il sans ira sur la pointe des pieds,
Signifiant pour tous la fin de la récré.
Et tôt ressortirons, de vert vêtus, les hommes,
Signifiant avec tristesse le retour de l’automne.