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Poèmes/textes

590 réponses · 8 851 vues

J'aurai mis bien du temps...

Ne va pas croire que je suis le divin messie.
Je suis simplement un être vivant comme toi.
Il y a bien longtemps déjà que la parole me fut donnée.
J’avais neuf ans à l’aube de mon enfance.
J’étais bien trop petit pour comprendre ce qui me venait d’ailleurs.
Je me souviens des réprimandes de mère.
De toutes ces remarques incessantes dont je ne saisissais pas la cause.

Il fallait que je sois sage à tout prix.
Maman me disais en me caressant : ce que tu dis mon enfant dépasse l’entendement…
J’avais beau cherché les raisons de tant d’interrogations…
Je restais là perdu dans mon silence forcé.
Pourtant tout était plus fort que moi.
Je vous jure que je n’y étais pour rien.
Je rapportais simplement ce qui sautait à mes yeux innocents.

Nul ne pouvait me donner une bonne raison de me taire.
On murmurait en secret des choses que je n’entendais pas.
Pourtant j’étais calme, je n’avais pas fais de grosses bêtises.
Les grandes personnes ne sont pas toujours raisonnables.
Ils parlent à demi mot pour qu’on ne comprenne pas.
C’était n’y a pas si longtemps de cela.
Au temps de mes jeunes années je me cherchais sans savoir.

Le temps ne m’a pas fait de cadeaux, ma tête jamais au repos.
Toujours cette voix qui m’accompagne vaille que vaille.
C’est dans les mystères de ma vie que j’ai trouvé les réponses de mère.
A trente ans ; après l’errance et l’ignorance mes yeux se sont ouverts.
J’ai compris alors le cheminement de mon existence.
C’était donc cela mon destin, c’était ma croix et mon lot.
Suivre ma destinée jusqu’au bout de mon temps.
Je n’ai pas choisi de vivre malheureux.
Tout cela c’est à cause de la parole ; celui qui est, est vivant !

J’ai entendu la voix suprême au terme de bien d’années de tumultes.
J’ai vu enfin celui qui me parle inlassablement.
Il est là avec moi sur la voie qu’il m’a tracé quelque soit les embûches.
Malgré mes tracas et mes tourments je suis le chemin dessiné.
Celui qui me guide est sur ma route ; il marche devant moi.
De peur que je trébuche il mesure chacun de mes pas quand le doute me gagne.
Ne va pas croire que je ne suis pas d’ici, le salut est à porté de main.
Il y des souffrances incommensurables qui mènent à l’apaisement.
Il y a en toi ce mystère qui ne l’est pas…
J’aurai mis bien du temps pour venir te raconter un peu de mon parcours.



« Heureux les hommes de bonnes volonté car le royaume leur appartient. »

fcolomb...

Modifié le 24/08/2012 à 09:18

Mercie Mérocéane pour ton griffonnage est magnifique...mdrrr
Là je suis épuisé;les choses d'ailleurs fatiguent ici plus que de raison...
Mercie crismo pour tes paroles:l'homme n'est qu'un élément parmis les éléments....
Je voudrais bien...




Je voudrais bien ma belle ; me reposer.
Ne plus penser à rien.
Vivre ; comme disent les gens heureux.
Je voudrais tant de choses.
Tout ce dont tu ne soupçonnes même pas.
Un peu de répit pour moi aussi.

Hélas je n’y peux rien puisque tout est établi.
Je n’ai pas choisi mon sort.
Je suis ici par hasard.
A chacun sa route, a chacun sa mission.
Les mystères de l’esprit sont impénétrables.
Comment expliquer ce qui semble venir d’ailleurs.
L’homme comprend que ce qu’il voit, et pourtant…

Je pleure à force des douleurs insurmontables.
J’ai mal de souffrances insoupçonnables.
Parfois je maudis mes jours quand ma brûlure est intenable.
Lorsque ma peine me tenaille je voudrais tellement un remède…
Une potion radicale pour me soulager de ce qui me ronge.

Si j’ai douté de moi et de tout souvent …
C’est à cause de ma faiblesse.
La volonté pas ne suffit quand la force n’existe plus.
Devant l’évidence absolue un homme ne pèse pas grand-chose.
Mes larmes me tiennent debout quand le malheur frappe.

Malgré ma passion infernale je regarde toujours dans la même direction.
Je n’ai pas le droit au renoncement car je n’ai rien décidé.
Mes jours sont heureux malgré les outrages.
Ma tache en vaut la peine.

Mon fardeau s’allége quand mon corps me porte plus.
La lumière qui me guide me relève lorsque je fléchi.
Les yeux des hommes voient leurs vérités.
Je me réjouis malgré les épreuves car je sais qu’il y a qu’une seule parole.
fcolomb....

Modifié le 22/08/2012 à 06:37

Les roses meurent parfois...

Je t’écris d’en bas de chez toi.
J’ai croisé ton regard mille fois.
Tu ne m’as jamais vu…
Je suis là sur le seuil de ta porte.
Tu ne m’as jamais regardé une seule fois.

Je suis d’en bas, là c’est chez moi.
Ma demeure est ouverte à tous les vents.
Je n’ai pas de toit, je n’ai pas le choix.
Souvent j’ai froid dans le noir du soir.
La misère ne connaît pas les saisons.

Je t’écris de la rue à demi nu.
De mon antre j’entrevois la lumière dans ta maison.
Ici bas sur le pavé c’est l’ombre et le poison.
Le soleil s’éteint en pleine journée.
Ainsi va mon temps sous tes yeux illuminés.

Tes pas résonnent dans ma tête endormie.
Même la nuit, je te vois passer.
Tes aller et venues me tiennent éveillé.
Je veille à midi ou à minuit, tu ne m’as pas aperçu.
La vie est drôle parfois il cache le visage des malheureux.

Je t’écris du trottoir, en face de ta fenêtre.
Ici c’est le dessert, les passants ne se retournent pas.
L’odeur du caniveau détourne les bonnes âmes.
Dans la puanteur et l’oubli je respire encore.
La mort s’en fou de la misère elle attend son heure.

Je t’écris malgré mon sort…
Mes jours d’autrefois se souviennent de moi.
J’habitais la haut au dessus de chez toi.
Je t’ai vu démuni loin de ma vie bien pourvue.
Ainsi va la vie quand on ne s’attend pas.
Les roses meurent parfois dans des villas éclairées.

Modifié le 22/08/2012 à 06:40

Grrrrr et encore grrrrrr c'est très beau ! la simplicité qui claque aux oreilles:bvoooo
👏 👏 👏 très beau ma méro 😘 😘 😘 😘 ❤️

Kapooo;pic....


Dix minutes que j'attends.
Personne à l'horizon.
C'est long « punaise !
Encore dix minutes et je me casse…
Ils sont ou tous ?

Un tir groupé, trois d'un coup, il était temps.
Drôles de pseudos!

Les avatars « mdrr », de vraies têtes de cochons!
A part Sophie 99 à ma droite;
très belle fille ; « humm »!
99; c’est ou ça ? grrrrr…

Ça doit être en suisse ou en Allemagne.
Il n'y a pas de département si loin en France.

Ah, c’est peut être Mayotte...
Je ne savais même pas qu'ils savaient jouer aux cartes ceux là…

Et l'autre à ma gauche.
Rigolo ;
il s'appelle Rigolo...hihihi!
Je suis sur qu'il doit faire du cirque celui là.

Il sont tous du même coin je pense.

Tiens ;Herculesse « ptdrrr ».
Bon; allez; j’arrête après tout elle fait peut être de l'haltérophilie… « pliéééé »

Chut !
On joue ou quoi ?

Grrrr mais oh,Il a demandé cinq minutes !
Ok autant pour moi !
Si ça continu on est pas tout prêt de démarrer…

Cool !
Oh Garou, tu as des courses à faire ou quoi?

Et l'autre qui me gueule dessus.
N'importe quoi !
Moi je m'en fou…
De toutes façons ,je ne bosse pas.

Je suis sure qu'ils le font exprès.

Zen Garou!
Avec des têtes pareilles, ça doit être encore des chômeurs.

Ça y est on va pouvoir y aller.
Ce n’est pas trop tôt!!!

Oh !Herculesse!
Tu coupes ou tu fais des pompes ! « mdrrr ».

Comment on coupes?
Allez on ne va pas y passer la nuit...
Ouf…
c'est partie , je vais faire un massacre.
Et le Rigolo qui met dix ans pour jouer !

Atout c'est quoi?
Ça y est il ne sait pas jouer, il pose des questions !

Reste avec nous !
hou,hou;on est là!

Comme « d'hab », je suis devant.
Neuf cent quatre vingt à zéro.

« Pliééééé »qu'elle bande de fanfarons ceux là.

Hé le Rigolo qui me contre ! « ptdrrrr ».
Je ne surcontre pas…
Trop c'est trop…
Je respecte mes adversaires moi.

Pourquoi tu me coupes partenaire?
Ah tu sauves ton dix !

Ok; d’accord.
Sur ce coup là je sens qu'on est mort.
De toutes façon je joue seul !

Plouf, plouf...
Bon ce n'est pas grave ma partenaire adorée!
Tiens « bisous, bisous, bisous » !

Comment on fait les bisous?
J'en sais rien moi !
Déjà qu'elle me fait perdre en plus elle me questionne.

A moins de me mettre un kapo finale,je ne vois pas comment ils peuvent me battre.

Sur le contre ?
Que du « Luc »!
Ils ne savent pas jouer, ça se sent.

Kapooo; pic !
Ça y est, elle se réveille la sophie99.

Erreur ou pas ?
Non !
Pas de soucis, je posais juste une question.
Avec mes deux coupent franches, l’affaire sera vite réglée.

Heu, heu;Je crois qu'on est cuit partenaire !
Ils ont payés le croupier!

Bien joués,adversaires « bvo » à vous.
Je n'ai rien pu faire « ma Sophie » « dsl »...
De toutes façons ils avaient tout.

Pas de bol;ça arrives.
la chance sourit aux innocents !

Maintenant qu'ils ont gagnés…
ils veulent rejouer !
Et puis quoi encore !

A plus tous; « bisou,bisou »« dsl »,je bosse...
Au faite,vous êtes d'où ?

Le Morbihan !
C'est ou ça encore???
Pas évident à ecrire....c'est une farce....
Credo

moi aussi j'ai mon credo de poche
mais n'allez pas le répéter aux vents bavards
et à la foule qui passe
on vous rirait au nez
je crois
que le soleil est un oeuf de lumière
pondu par la nuit
que la prière retombe en pluie de fruits
dans la corbeille des mains offertes
que les étoiles sont des âmes qui brûlent
que la terre est une orange pour la soif de Dieu
que la fleur grimpe aux fenêtres
pour consoler l'enfant qui pleure
que la pierre est un arbre
qui n'a pas voulu croître
que la bonté est ce pays où l'on n'accède
qu'après avoir laissé tous ses bagages
à la douane de la douleur
que et un font un
même dans les luttes du plaisir
que le parfum du sacrifice
nourrit les fleurs de l'art
et qu'à force d'amour
demain il fera jour.

Guy Tirolien, Feuilles vivantes au matin, présence africaine
Les temps sales.

L’odeur nauséabonde monte de la terre souillée.
Les effluves pestilentiels empoisonnent les âmes.
On suffoque jusqu'à perdre le souffle.
Le destin fatal anéanti au passage.
Le mal vomi se repend en partage.

L’heure grave accentue son carnage.
D’ici et d’ailleurs résonne le vacarme.
A chaque coin son drame dans la trame.
L’air s’éteint des vapeurs mortelles.
La terre boue de malheurs éternels.

La clameur funeste envahie l’atmosphère.
L’eau des pluies maculées se déverse.
L’homme perverti goûte le fruit de sa cupidité.
La débâcle inexorable emporte la vie.
Fatal destin dans la souillure et l’oubli.

Temps mort, temps corrompu…
Fin d’une page salie à jamais.
Sale présage d’un monde banni et pourri.
Futur perdu à cause des perversions humaines.
C’est l’horreur exécrable au goût de fiel.

Le salaire méprisable des gens de la terre.
La malédiction inéluctable à travers les ages.
Destructions irresponsables oubliant d’être sage.
La fureur des hommes abominables a trouvé sa limite.
C’est le crépuscule irréparable des inconscients.

Le terme d’une ère dépravé à force de crimes et de saccages.
Le bonheur n’a pas sa place dans la crasse et le désordre.
La nature mourante s’en va vers la délivrance méritée.
Les temps sales grondent dans le désarroi
Emportant avec eux les actes vils du genre humain…


F/Colomb…23/août/2012Désolé pour les fautes, Garou note que ce qu’il peut…
Joli poeme;crismo..bvooo
Mercie merocéane,tes messages sont aussi sublimes que ce qu'on écrit... 😉 😉 😉
Bien vu apt:toi aussi tu nous fait voyager 😉 😉 😉
Ce n'est pas bien méchant tout ça,je reviendrai de temps en temps sur cette page pour laisser un petit mot comme avant !!!Portez vous et pensez à l'essentiel :"être honnête jusqu'au bout"...
la fin de l 'été

Ce matin le ciel bleu s’est paré d’un triste gris
Le soleil des jours heureux à fait place à la pluie
La fin de l’été est devenue pour moi une évidence
Les nuages sombres sont entrés dans la dance

Que restera-t-il de ces beaux jours passés
De la tendresse qu’un jour vous m’avez donné
De la tristesse d’avoir du me résoudre à partir
Mais l’histoire d’une vie se construit de souvenirs

La vie est faite comme ça,
Pour toi le soleil un jour reviendra !

Demain qui arrive trop vite sera déjà l’automne
Le vent va se renforcer et faire peur aux hommes
Les feuilles mortes vont finir par s’envoler
Les arbres vont dévoiler leur nudité

Que restera-t-il de ce moment de mon histoire
De la tendresse au plus profond de ton regard
De la tristesse dans mes yeux mouillés
Par des larmes que je n’ai pas pu empêcher

La vie est faite comme ça,
Pour toi le bonheur reviendra !

Dans quelques mois la terre se couvrira de blanc
Les enfants devant noël seront impatients
Les hommes seront au cœur du grand hiver
Et moi un peu plus seul sur cette terre

Que me restera d’il dans mon cœur d’homme
De la tendresse et des rires qui résonnent
De la tristesse de n’avoir su aimer
De n’être pas capable de vous faire rêver

La vie est faite comme ça,
Pour toi le grand jour viendra !

Le soleil sur la ville reviendra un jour
Le ciel bleu sur ta vie deviendra amour
Tu verras que ta vie se mettra à briller
pour toi les étoiles la nuit vont scintiller

Alors pour toujours s’installera dans ton coeur
De la tendresse au-delà du bonheur
De la tristesse qui cédera place au printemps
Sous les traits de ton prince charmant

La vie est faite pour toi,
Simplement ne m’oublie pas …


poème de Surcouf écrit ce matin 🤫
très beau, très ému je ne trouve pas les mots tant je suis touché au plus pronfond, juste bravo merci de nous ouvrir ton coeur à ce point encore merci Surcouf 😘 😘 😘 ❤️
surcouf j'aime ce que tu ecris , en faites j'aime lire les poètes ils ont quelques choses en eux , une part de souffrance d'amour de tendresse , et des visions sur la vie , je me suis essayée à la poèsie lol c'est mon un jean 84 ans un poète hors paire , connu lui aussi sur le net , je ne suis pas très douée , je dois dire meme si jean m'encourage ..je sais reconnaitre les beaux textes , et je dois dire vous m'epater tous ...bisous mon capitaine poète 😘

Modifié le 24/08/2012 à 22:46

L''oiseau de toutes les couleurs

Parfois dans la vie , il y a des jours triste à mourir , tu ne crois plus en rien . Tu es là seule sur ta branche ...une branche bien trop mince pour toi , alors à deux c'est impossible !
Ton cœur est en vrac , et rien ne va !
A coté de toi un oiseau de toutes les couleurs vient se poser , tu le regardes à peine , car ton esprit est ailleurs ; mais il est sure de lui . Il entame un chant mélodieux , cui cui cui cui cui , il s'époumone à chanter , çà te perturbe certe , et çà t'agace !
Toi tu ne lui as rien demandé à cet oiseau qui se pavane avec ses couleurs flamboyantes , mais il insiste de plus en plus fort son chant .
Il te dit regarde moi , je suis là . rien que pour toi , si tu veux de moi , je serais là pour tes joies et tes peines. Je sais que la vie était meilleure par le passé ; ton ciel était plus clair , mais c'était avant que je ne sois là . alors Accepte moi !!
Si tu veux de moi , nous serons deux .
j'ai ecrit çà pour un ami virtuel qui s'appelait allegro décédé au mois d'avril 2012
Ma raison.

Garou n’est pas un justicier bancal.
Ne porte pas la bonne parole vénale.
Mais n’est pas aveugle non plus.
Les gens de bonnes manières…
La haute société, c’est bien trop pour moi.
Ma petite personne me suffit amplement.
Je me regarde sans cligner de l’œil.

Garou est n’est pas parfait ; quoi de plus naturel…
Mes erreurs se compte à la pelle ; rien de plus normal…
Les aléas de la vie n’ont pas leur place dans les tribunaux.
Je n’irai pas au confessionnal, pardonner moi si vous le pouvez …
Je suis coupable de vivre dans l’imperfection.

Je n’ai pas grandi chez dans les cercles vertueux.
Là où on donne des leçons de morale à longueur de journée.
Je ne me suis jamais assis à la table des médiateurs imposés.
Dans les salons artificiels les sages de pacotilles dictent leurs lois.
C’est dans ces endroits là que l’on se congratule benoîtement.

Je ne suis juge de paix mais…
Le respect ne s’apprend dans les grandes écoles.
Les petites gens savent dire bonjour aussi.
Ils n’ont pas le verbe haut comme ceux qui parlent sur les estrades.
Garou sait rester fort de la bienséance de ses parents.

J’ai appris en me regardant que tu étais comme moi.
Mes mots parfois maladroits ne t’agresseront pas.
Je saurai prendre le temps « que tu n’as pas… »
Pour te parler correctement et te respecter tout simplement.
Les paroles désagréables font du mal même à soi.

Quand tu t’improviseras à ma table ne prend pas de gants.
Exprimes toi convenablement, tu me dois bien ça.
Je te répondrai honorablement en retour ; tu verras…
Je suis déçu de ces détails pernicieux qui nous empoisonnent l’existence.
Je ne te mérite pas sans doute, je pars avec mes torts et ma raison…

Modifié le 25/08/2012 à 11:08

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