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Poèmes/textes

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Je Peux

Si tu te crois battu, tu le seras;
Si tu n’oses pas, tu n’auras rien;
Si tu veux gagner, mais si tu t’en crois incapable,
Il est presque certain que tu ne gagneras pas.
Si tu crois que tu vas perdre, tu es perdu,
Car, dans le monde, on se rend compte
Que le succès dépend de la confiance en soi;
Tout dépend de notre état d’esprit.
Les batailles de la vie ne sont pas gagnées
Par les plus forts, ni les plus rapides,
Mais par ceux qui croient en eux…
En pensant toujours; "JE PEUX"

(Auteur inconnu)
Un simple Geste


Tout le monde peut accomplir
De grandes choses... parce que
Tout le monde peut servir.

Vous n’avez pas besoin d’un diplôme
Universitaire pour servir.

Vous n’avez pas besoin d’accorder
Le verbe avec le sujet pour servir.

Vous avez simplement besoin
D’un cœur plein de grâce.

D’un âme régénérée par l’amour.

(Auteur inconnu)
N'ABANDONNE PAS ❌ ❌ ❌ ❌

Quand la route est remplie d'obstacles et que tu n'attends aucun miracle, il est permis de t'arrêter, mais non d'abandonner.

Quand le succès te fuit et que le doute t'envahit, peut-être qu'à ton insu tu es tout près du but.

C'est quand tu as tout essayé qu'il ne faut pas abandonner.

(Auteur inconnu)
LE SILENCE DES MOTS

Si seulement il existait des mots
qui sauraient te raconter,
je trouverais les plus beaux
ceux qui ne peuvent rien briser.

Je les placerais devant toi
sur une tendre mélodie
et ils t'exprimeraient ce que moi
je n'ai encore jamais dit.

De ta tendresse et de ta douceur
ils sont le lien qui nous unit
car j'y ai trouvé dans ton coeur
un amour infini.

Pourquoi donc cette solitude
d'un cœur qui a tant souffert,
vient blesser les habitudes
comme si elles ne savaient que faire.

Ce matin je pense à toi
et les mots dansent devant mes yeux,
j'aimerais être dans tes bras
plus un seul mot rien que nous deux.

Dans le silence de chaque mot
il y a tant de parole et d'amour
que tout ce que mon cœur trouve beau,
grandit à chaque jour.

(Auteur inconnu)


C'est pour Fanch c'est beau non ?
J'AI APPRIS


J'ai appris qu'il n'était pas toujours suffisant de pardonner aux autres,
il faut apprendre à se pardonner soi-même.

J'ai appris qu'il ne faut pas être trop persistant à connaître un secret,
le savoir peut changer notre vie pour toujours.

J'ai appris que les diplômes affichés au mur
ne font pas nécessairement de nous des humains décents.

J'ai appris qu'il est très difficile d'être gentil pour ne pas blesser les sentiments d'autrui
tout en restant ferme pour ce que l'on croit.

J'ai appris que l'on ne peut pas forcer quelqu'un à nous aimer,
tout ce que l'on peut faire, c'est d'être quelqu'un qui peut être aimé.

J'ai appris que l'on continuait d'avancer même après avoir pensé
qu'il nous était impossible de le faire.

J'ai appris que l'on pouvait faire une petite chose en un court instant
et que celle-ci pouvait nous donner des maux de tête pour la vie.

Au seuil de ma mort,
j'ai appris que la vie valait la peine d'être vécue.

(Auteur inconnu)
LA SAISONS DE L'AMOUR

L'hiver de l'amour est beau et touchant comme peuvent l'être tous les souvenirs d'un amour dont c'est le perpétuel printemps.

(Auteur inconnu)
VISUALISE TA RÉUSSITE



Dans la vie, tu es l'unique responsable de tout ce que tu vis et expérimentes. Qu'il s'agisse de ton humeur, de ton caractère ou de ta situation sociale, tout ceci n'est en réalité qu'une image projetée de ce que tu penses et imagines au plus profond de toi-même.

Regarde autour de toi et observe. Tout ce qui existe en ce monde n'a-t-il pas été créé en pensée? Il aura fallu que quelqu'un, quelque part, à un moment donné, visualise une idée qui, à force de travail, est ensuite devenue une réalité.

Désormais, ne jette plus le blâme sur les autres et ne t'épuises pas à essayer de les changer. Tu te dois plutôt d'acquérir une attitude de confiance et d'optimisme face à la vie, en visualisant bien fort ton succès et ta réussite avec toute la foi, la détermination et la persévérance dont tu es capable.

Entrevois la défaite, et l'échec sera ta récompense. Pense et imagine le succès, et tu réussiras. C'est d'ailleurs là ta plus grande liberté, toi seul as le pouvoir de choisir tes pensées.


Soir D' hivers




Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu'est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j'ai, que j'ai!

Tous les étangs gisent gelés,
Mon âme est noire : Où vis-je? où vais-je?
Tous ses étangs gisent gelés;
Je suis la nouelle Norvège
D'où les blonds ciels s'en sont allés.

Pleurez, oiseaux de février,
Au sinistre frisson des choses,
Pleurez, oiseaux de février,
Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,
Aux branches du genévrier.

Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu'est-ce que le spasme de vivre
À tout l'ennui que j'ai, que j'ai!...

Émile Nelligan
Une demande: prends soin de toi.
Un souhait: ne m’oublie pas.
Un mensonge: je ne pense à toi.
Une vérité: tu me manque.
Une réalité: je t’adore ❤️ ❤️ 😘 😘


http://www.poemes-sms.ch/sms-manquer
MÉDITATION.
Un jour, un vieux professeur de l'École nationale d'administration publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur "La planification efficace de son temps" à un groupe d'une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l'un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n'avait donc qu'une heure pour "passer sa matière".

Debout, devant ce groupe d'élite (qui était prêt à noter tout ce que l'expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit : "Nous allons réaliser une expérience".

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot Mason d'un gallon (pot de verre de plus de 4 litres) qu'il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux a peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :

"Est-ce que ce pot est plein?"
Tous répondirent : "Oui".
Il attendit quelques secondes et ajouta : "Vraiment?"

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux... jusqu'au fond du pot.

Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda :

"Est-ce que ce pot est plein?"

Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.

L'un d'eux répondît: "Probablement pas!"
"Bien!", répondît le vieux prof.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.

Encore une fois, il demanda :

"Est-ce que ce pot est plein?"

Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent : "Non!"

"Bien!", répondît le vieux prof.

Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’à ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : "Quelle grande vérité nous démontre cette expérience?"

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondît : "Cela démontre que même lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire".

"Non", répondît le vieux prof, "Ce n'est pas cela". La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante: si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite. Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors : "Quels sont les gros cailloux dans votre vie?"
"Votre santé?"
"Votre famille?"
"Vos ami(e)s?"
"Réaliser vos rêves?"
"Faire ce que vous aimez?"
"Apprendre?"
"Défendre une cause?"
"Relaxer?"
"Prendre le temps...?"
"Ou... toute autre chose?"

"Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie. Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même la question : "Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie?" Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie)". D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.

Bonne méditation ! A vous

(Auteur inconnu)
LES LEÇONS DE LA VIE

Après un certain temps,
Tu apprends la différence entre
Tenir la main d'un ami et l'enchaîner:

Tu apprends que l'amour
Ne signifie pas se reposer sur quelqu'un,
Mais lui apporter un soutien.

Tu commences à accepter tes défaites
Avec la dignité d'un adulte
Et non le désespoir d'un enfant.

Tu décides de construire ta vie
Au jour le jour parce que
Les lendemains sont trop incertains.

Tu aides à semer un jardin
Plutôt que d'attendre
Que l'on t'apporte des fleurs.

(Auteur inconnu)
TON AVENIR T'APPARTIENT

Il y a en toi toutes les possibilités,
tout ce que tu voudrais être...
Toute l'énergie pour accomplir
ce que tu veux réaliser.
Imagine-toi comme tu aimerais être,
faisant ce que tu aimerais faire,
et chaque jour,
avance d'un pas... vers ce but.

Et même si parfois
il te paraît trop dur de continuer,
tiens bon tes rêves.
Un beau matin tu te réveilleras
pour découvrir
que tu es devenue
la personne dont tu as rêve...
ayant accompli ce que tu voulais...
simplement parce que tu as eu le courage de croire en toi...
et en tes rêves...

(Auteur inconnu)
JE PEUX



Si tu te crois battu, tu le seras;
Si tu n’oses pas, tu n’auras rien;
Si tu veux gagner, mais si tu t’en crois incapable,
Il est presque certain que tu ne gagneras pas.
Si tu crois que tu vas perdre, tu es perdu,
Car, dans le monde, on se rend compte
Que le succès dépend de la confiance en soi;
Tout dépend de notre état d’esprit.
Les batailles de la vie ne sont pas gagnées
Par les plus forts, ni les plus rapides,
Mais par ceux qui croient en eux…
En pensant toujours; "JE PEUX"



(Auteur inconnu)
PRENDRE LE TEMPS DE DIRE....


Un jour, un enseignant demanda à ses étudiants d'écrire les noms des autres étudiants dans la classe sur deux feuilles de papier et de laisser un espace entre chaque nom. Puis, il leur dit de penser à la chose la plus agréable qu'ils pourraient dire de chacun de leurs camarades et de le noter. Ça a pris le reste du cours pour finir leur tâche, et chaque étudiant quitta la salle en remettant leurs feuilles à l'enseignant.

Ce samedi-là, l'enseignant nota le nom de chaque étudiant sur une feuille individuelle pour chacun, et inscrivit ce que tout le monde avait dit de chacun.

Le lundi, elle a donné à chaque étudiant sa liste respective. Avant longtemps, la classe entière souriait. "Vraiment?" qu'elle entendit chuchoté. "Je ne savais pas que j'avais autant d'importance pour qui que ce soit!" et, "Je ne savais pas que les autres m'aimaient autant." fut la plupart des commentaires.

Personne n'a plus jamais parlé de ces papiers dans la classe à nouveau. Elle n'a jamais su s'ils en avaient discutés après la classe ou avec leurs parents, mais peu importe. L'exercice était arrivé à son but. Les étudiants étaient contents l'un de l'autre.

Ce groupe d'étudiants termina finalement l'année.

Plusieurs années plus tard, un des étudiants fut tué au Viêt-nam et l'enseignant assista aux funérailles de cet étudiant spécial. Elle n'avait jamais vu un homme dans un cercueil militaire avant. Il avait l'air si élégant, si mature. L'église fut remplie par ses amis. Un à un, ceux qui l'avaient aimé sont allés pour une dernière fois de voir le cercueil. L'enseignant fut le dernier à y aller. Comme il se tenait là, un des soldats qui était porteur du cercueil est venu vers lui. Il lui demanda : "Étiez-vous l'enseignant de maths de Marc?". Il hocha la tête en signe de oui. Alors il lui dit: "Marc m'a beaucoup parlé de vous."

Après les funérailles, la plupart des anciens camarades de classe de Marc sont allés déjeuner ensemble. Les parents de Marc étaient là, attendant de parler avec son enseignant de toute évidence. "Nous voulons vous montrer quelque chose," dit son père en sortant un portefeuille de sa poche. "Ils ont trouvé ça sur Marc quand il a été tué. Nous avons pensé que vous pourriez le reconnaître." En ouvrant le portefeuille, il a soigneusement enlevé deux morceaux de papier qui avaient évidemment été collés, pliés et repliés plusieurs fois. L'enseignant a su sans même regarder que les papiers étaient ceux où il avait énuméré toutes les bonnes choses que chacun des camarades de Marc avait dit de lui. "Merci beaucoup pour avoir fait cela," dit la mère de la Marc. "Comme vous pouvez le voir, Marc l'a gardé précieusement." Tous les anciens camarades de classe de Marc ont commencé à se rassembler autour de l'enseignant. Charlie souri d'une façon plutôt gênée et dit : "J'ai toujours ma liste dans le tiroir du haut de mon bureau à la maison." La femme de Chuck, un ancien étudiant, dit : "Chuck m'a demandé de mettre le sien dans notre album de mariage." "J'ai le mien aussi," dit Marilyne. "Il est dans mon journal intime." Alors Vicky, une autre camarade de classe, prit son livre de poche, en sortit son fragile morceau de papier contenant la liste et le montra au groupe. Puis elle dit : "Je porte ceci avec moi tout le temps" et sans battre de l'oeil, elle poursuivit: "Je pense que nous avons tous gardé notre liste."

C'est à ce moment que l'enseignant s'est finalement assis et s'est mis à pleurer. Il a pleuré pour Marc et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais. La quantité de gens dans la société est si grande que nous oublions que cette vie se terminera un jour. Et nous ne savons pas quand le jour viendra. Alors, s'il vous plaît, dites aux gens que vous aimez et dont vous vous souciez, qu'ils sont spéciaux et importants. Dites-leur avant qu'il ne soit trop tard...




(Auteur inconnu)
(C'est fini je vais mieux vive le cortisone et l'
amoxicilline)



Enfermée entre quatre murs blancs,
je m'ennuie...Mais c'est fini ...........
La radio joue des airs récents à l'allure de vieux hits,
J'aimerais sortir hélas j'aime mieux rester au chaud
Seule ici ou ailleurs, on est quand même seule
Malgré le thermostat bien réglé,
je soufrai dans la froideur de notre chambre
et je m’ennuyais alors qu il fessai bien chaud dans cette chambre et dans tt l appartement
Mon amour est au loin au boulot des sms des coups de tél pour savoir si ça va
et je sombrai dans l'ennui, dans l'ennui, dans l'ennui...Je n'ai pas osez lui dire 🙁 🙁 🙁
Mais il a remarqué que jtt pas bien là ça va tant mieux
JE VAIS BIEN tant mieux pour nous


Guen et Martel
SOIR D'HIVER



Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu'est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j'ai, que j'ai!

Tous les étangs gisent gelés,
Mon âme est noire : Où vis-je? où vais-je?
Tous ses étangs gisent gelés;
Je suis la nouvelle Norvège
D'où les blonds ciels s'en sont allés.

Pleurez, oiseaux de février,
Au sinistre frisson des choses,
Pleurez, oiseaux de février,
Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,
Aux branches du genévrier.

Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu'est-ce que le spasme de vivre
À tout l'ennui que j'ai, que j'ai!...

Émile Nelligan
LES BÉNÉVOLES (Je le suis ici dans le 67)



Beaucoup seront surpris d'apprendre qu'au jour du Jugement dernier les bénévoles trouveront au paradis une place, pour eux spécialement réservée, garnie de fauteuils confortables, de coussins satinés et de tabourets pour y poser leurs pieds.

Il n'y aura ni président de comité, ni chef de groupe, ni co-voiturage, pas d'équipe en mal d'entraîneurs, pas de bazars, pas de pâtisseries à vendre, rien à agrafer, à plier ou à poster, et les listes téléphoniques seront bannies.

Et, ô miracle, sur un simple claquement de doigts, boissons gazeuses et mets fins apparaîtront, et les bénévoles seront servis comme des rois. Mais, demanderez-vous: "Qui assurera le service pour ces privilégiés? Qui leur rendra justice?"

Voyons! Ce seront tous ceux qui, sur la terre, auront profité des autres sans jamais rien faire!


(Auteur inconnu)
SOIR D'HIVER



Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu'est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j'ai, que j'ai!

Tous les étangs gisent gelés,
Mon âme est noire : Où vis-je? où vais-je?
Tous ses étangs gisent gelés;
Je suis la nouelle Norvège
D'où les blonds ciels s'en sont allés.

Pleurez, oiseaux de février,
Au sinistre frisson des choses,
Pleurez, oiseaux de février,
Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,
Aux branches du genévrier.

Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu'est-ce que le spasme de vivre
À tout l'ennui que j'ai, que j'ai!..
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Émile Nelligan
MESSAGE À TOUS LES ENFANTS ADOPTÉS




Il était une fois deux femmes
Qui ne s’étaient jamais rencontrées.
L’une dont tu ne te souviens pas,
l’autre que tu appelles « maman »
Deux vies différentes
Dans l’accomplissement d’une seule, la tienne.
L’une fut ta bonne étoile,
L’autre est ton soleil.
La première te donna la vie,
La seconde t’apprit comment la vivre.
La première créa en toi le besoin d’amour,
La seconde fut là pour le combler.
L’une te donna tes racines,
L’autre t’offrit son nom.
La première te transmit ses dons,
La seconde te proposa un but.
L’une fit naître en toi l’émotion,
L’autre calma tes angoisses.
L’une reçu ton premier sourire,
L’autre sécha tes larmes.
L’une t’offrit en adoption,
C’est tout ce qu’elle pouvait faire pour toi.
L’autre pria pour avoir un enfant,
Et Dieu la mena vers toi.
Et maintenant quand en pleurant
Tu me poses l’éternelle question,
Héritage naturel ou éducation,
De qui suis-je le fruit ?
Ni de l’un ni de l’autre mon enfant,
Tout simplement de deux formes différentes de l’AMOUR.



(Auteur Philippin inconnu)
MON PÈRE, QUAND J'AVAIS...



4 ans : Mon papa peut tout faire.
5 ans : Mon papa sait beaucoup de choses.
6 ans : Mon papa est plus intelligent que ton papa.
8 ans : Mon papa ne sait pas tout à fait tout.
10 ans : Dans l'ancien temps, quand mon père était jeune,
les choses étaient sans aucun doute très différentes.
12 ans : Oh! bien, naturellement, mon père ne connaît rien a ce sujet!
Il est trop vieux pour se souvenir de son enfance.
14 ans : Ne portez pas attention à mon père. Il est tellement vieux jeu!
21 ans : Lui? Mon Dieu, il est désespérément démodé.
25 ans : Papa en connaît un peu à ce sujet; c'est normal,
il y a tellement longtemps qu'il roule sa bosse.
30 ans : Peut-être devrions-nous demander à papa ce qu'il en pense.
Après tout, il a tant d'expérience.
35 ans : Je ne ferais rien tant que je n'aurai pas parlé à papa.
40 ans : Je me demande comment papa s'y serait pris.
Il était si sage et avait énormément d'expérience.
50 ans : Je donnerais n'importe quoi pour que papa soit ici
pour discuter de cela avec lui.
Dommage que je n'aie pas reconnu son intelligence.
Il aurait pu m'en apprendre beaucoup. ✅ ✅ ✅ ✅ ✅

(Auteur inconnu)

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